LES ESPERANCES DE LA TERRE LANDAISE
Sous un ciel plafonnant et avec une température agréable, la tauromachie espagnole revenait à Villeneuve-de-Marsan où la dernière novillada piquée eut lieu le 21 Juillet 2004 avec un mano a mano entre Alejandro Talavante et José Luis Torres. En ce jour, les charmantes petites arènes bordées de platanes accueillaient une novillada sans picadores clôturant les fêtes du village. Au cartel trois jeunes nés de cette terre landaise, la novillada se déroula dans une ambiance bon enfant et avec un président réputé pour sa générosité.
C'est le voisin venu du Frêche, Thomas Dufau, qui ouvrait le bal face à un eral correct de présentation, il invita son ami Mathieu Guillon à banderiller puis dédia ensuite son travail à Jacques Gruet du Cercle Taurin Villeneuvois, il instrumenta une bonne faena des deux côtés face à un adversaire noble à souhait qu'il estoqua après une ultime série de passes de poitrine d'un pinchazo et d'un bajonazo. Oreille immédiatement concédée par Manolo Gloria « Le président qui dégaine les mouchoirs blancs plus vite que son ombre »
Le quatrième était plus sérieux et armé, au pelage noir avec de multiples tâches blanches, second tiers de nouveau partagé avec l'autre novillero, Thomas Dufau posant une paire exposée, puis un violin peu orthodoxe comme il en est d'usage. Début de faena assis à l'estribo comme le faisait maître José Miguel Arroyo « Joselito », malgré une légère faiblesse et des assauts plutôt courts, le pensionnaire de l'élevage de Los Bayones se montra noble et maniable dans la muleta de Thomas Dufau, qui toréa de nouveau de la droite comme de la gauche, avec des ornements tels que molinetes, passe de espalda, redondos inversés, et pour finir des manoletinas et un autre bajonazo, l'eral se couchant une première fois mais étant ressuscité par la puntilla peu habile de Patrice Pouey, il résista debout, faisant honneur à son encaste Anatasio Fernández – Lisardo Sánchez, il fut ovationné à l'arrastre, alors qu'une fois puntillé, deux mouchoirs blancs étaient déjà perceptibles au balcon...
L'autre novillero du jour était Mathieu Guillon, venu de la capitale... Mont-de-Marsan. Son premier adversaire était largement armé vers le bas, manso à son entrée, il chercha ensuite les chevilles du landais qu'il trouva à la cape. Muleta en main, Guillon ne put jamais canaliser cet eral de Los Bayones compliqué et donnant du fil à retordre, le Montois frôla l'accrochage à chaque passe, et reçut une oreille après un bajonazo provoquant une hémorragie.
Ne désirant pas voir Thomas Dufau sortir seul à hombros avec trois oreilles en poche, Mathieu Guillon se mit à genoux face au toril pour accueillir le dernier Bayones de l'après-midi, qui sauta au-dessus du Montois. Ce dernier se sauvant des cornes du novillo d'une larga à genoux après être tombé à terre avant le second tercio. Après une paire por dentro de Thomas Dufau, le peon El San Gilen goûta à la fraîcheur aérienne des Landes, étant soulevé en faisant la brega, dernier quiebro dangereux de Mathieu Guillon. Eral noble à la muleta mais novillero toréant dangereusement et parfois électriquement, ce qui a le pouvoir de transmettre mais qui aboutit presque systématiquement en fin de série par un avertissement. Mort en trois temps dont une épée atravesada et une oreille tomba du palco, ce qui permit au Montois de rejoindre son compatriote en triomphe.
En troisième position officiait le jeune cavalier de Roquefort-des-Landes, Thomas Baqué, opposé à un novillo plus lourd que ses congénères. Le garçon toréa dans un ruedo petit et peu propice à la tauromachie équestre, inégal tant avec les farpas qu'avec les banderilles face à un Bayones maniable, il connut quelques frayeurs, les flancs de ses chevaux épargnés à chaque fois de justesse. Mise à mort prouvant les débuts du jeune dans le rejoneo avec une affreuse atravesada et un rejón paralysant le novillo, vuelta de son propre chef.
Quant au sobresaliente nîmois Julien Folco, il réalisa deux quites, l'un au quatrième par véroniques avec verdeur, l'autre au cinquième plus quieto, par navarras.
Sortie en triomphe de Thomas Dufau et Mathieu Guillon au soleil couchant pour clôturer cette sympathique fin d'après-midi.
Villeneuve-de-Marsan (Landes) – Mardi 7 Août 2007 – 19h – novillada non piquée
5 Erales de Los Bayones, bien présentés, plus sérieux les deuxième et quatrième, nobles les premier et cinquième, manso puis dangereux et compliqué le second, noble mais de courte charge le quatrième, le troisième pour le rejoneo, maniable.
Thomas Dufau (lilas et or – Le Frêche) : 1 oreille et 2 oreilles
Mathieu Guillon (vermillon et or – Mont-de-Marsan) : 1 oreille et 1 oreille
Thomas Baqué (veste noire – Roquefort-des-Landes) : vuelta
Sobresaliente : Julien Folco (mauve et or – Nîmes)
Erales de Los Bayones
1. n°57 negro bragado – applaudissements à l'arrastre
2. n°78 negro – applaudissements à l'arrastre
3. (rejoneo) n°16 negro – applaudissements à l'arrastre
4. n°92 negro salpicado – ovation à l'arrastre
5. n°91 negro meano – applaudissements à l'arrastre
Temps couvert avec quelques éclaircies (19 degrés) Durée : 1h55. Quasi plein. Président : Manolo Gloria. Retour de la tauromachie avec mise à mort à Villeneuve-de-Marsan après quelques années d'interruption. Novillada organisée par le Cercle Taurin Villeneuvois dans le cadre des fêtes locales, elle était prévue le Jeudi 17 Mai à 16h mais fut reportée à cause de la pluie.
(Photo : Thomas Dufau avec le noble premier)
Florent
Sous un ciel plafonnant et avec une température agréable, la tauromachie espagnole revenait à Villeneuve-de-Marsan où la dernière novillada piquée eut lieu le 21 Juillet 2004 avec un mano a mano entre Alejandro Talavante et José Luis Torres. En ce jour, les charmantes petites arènes bordées de platanes accueillaient une novillada sans picadores clôturant les fêtes du village. Au cartel trois jeunes nés de cette terre landaise, la novillada se déroula dans une ambiance bon enfant et avec un président réputé pour sa générosité.
C'est le voisin venu du Frêche, Thomas Dufau, qui ouvrait le bal face à un eral correct de présentation, il invita son ami Mathieu Guillon à banderiller puis dédia ensuite son travail à Jacques Gruet du Cercle Taurin Villeneuvois, il instrumenta une bonne faena des deux côtés face à un adversaire noble à souhait qu'il estoqua après une ultime série de passes de poitrine d'un pinchazo et d'un bajonazo. Oreille immédiatement concédée par Manolo Gloria « Le président qui dégaine les mouchoirs blancs plus vite que son ombre »
Le quatrième était plus sérieux et armé, au pelage noir avec de multiples tâches blanches, second tiers de nouveau partagé avec l'autre novillero, Thomas Dufau posant une paire exposée, puis un violin peu orthodoxe comme il en est d'usage. Début de faena assis à l'estribo comme le faisait maître José Miguel Arroyo « Joselito », malgré une légère faiblesse et des assauts plutôt courts, le pensionnaire de l'élevage de Los Bayones se montra noble et maniable dans la muleta de Thomas Dufau, qui toréa de nouveau de la droite comme de la gauche, avec des ornements tels que molinetes, passe de espalda, redondos inversés, et pour finir des manoletinas et un autre bajonazo, l'eral se couchant une première fois mais étant ressuscité par la puntilla peu habile de Patrice Pouey, il résista debout, faisant honneur à son encaste Anatasio Fernández – Lisardo Sánchez, il fut ovationné à l'arrastre, alors qu'une fois puntillé, deux mouchoirs blancs étaient déjà perceptibles au balcon...
L'autre novillero du jour était Mathieu Guillon, venu de la capitale... Mont-de-Marsan. Son premier adversaire était largement armé vers le bas, manso à son entrée, il chercha ensuite les chevilles du landais qu'il trouva à la cape. Muleta en main, Guillon ne put jamais canaliser cet eral de Los Bayones compliqué et donnant du fil à retordre, le Montois frôla l'accrochage à chaque passe, et reçut une oreille après un bajonazo provoquant une hémorragie.
Ne désirant pas voir Thomas Dufau sortir seul à hombros avec trois oreilles en poche, Mathieu Guillon se mit à genoux face au toril pour accueillir le dernier Bayones de l'après-midi, qui sauta au-dessus du Montois. Ce dernier se sauvant des cornes du novillo d'une larga à genoux après être tombé à terre avant le second tercio. Après une paire por dentro de Thomas Dufau, le peon El San Gilen goûta à la fraîcheur aérienne des Landes, étant soulevé en faisant la brega, dernier quiebro dangereux de Mathieu Guillon. Eral noble à la muleta mais novillero toréant dangereusement et parfois électriquement, ce qui a le pouvoir de transmettre mais qui aboutit presque systématiquement en fin de série par un avertissement. Mort en trois temps dont une épée atravesada et une oreille tomba du palco, ce qui permit au Montois de rejoindre son compatriote en triomphe.
En troisième position officiait le jeune cavalier de Roquefort-des-Landes, Thomas Baqué, opposé à un novillo plus lourd que ses congénères. Le garçon toréa dans un ruedo petit et peu propice à la tauromachie équestre, inégal tant avec les farpas qu'avec les banderilles face à un Bayones maniable, il connut quelques frayeurs, les flancs de ses chevaux épargnés à chaque fois de justesse. Mise à mort prouvant les débuts du jeune dans le rejoneo avec une affreuse atravesada et un rejón paralysant le novillo, vuelta de son propre chef.
Quant au sobresaliente nîmois Julien Folco, il réalisa deux quites, l'un au quatrième par véroniques avec verdeur, l'autre au cinquième plus quieto, par navarras.
Sortie en triomphe de Thomas Dufau et Mathieu Guillon au soleil couchant pour clôturer cette sympathique fin d'après-midi.
Villeneuve-de-Marsan (Landes) – Mardi 7 Août 2007 – 19h – novillada non piquée
5 Erales de Los Bayones, bien présentés, plus sérieux les deuxième et quatrième, nobles les premier et cinquième, manso puis dangereux et compliqué le second, noble mais de courte charge le quatrième, le troisième pour le rejoneo, maniable.
Thomas Dufau (lilas et or – Le Frêche) : 1 oreille et 2 oreilles
Mathieu Guillon (vermillon et or – Mont-de-Marsan) : 1 oreille et 1 oreille
Thomas Baqué (veste noire – Roquefort-des-Landes) : vuelta
Sobresaliente : Julien Folco (mauve et or – Nîmes)
Erales de Los Bayones
1. n°57 negro bragado – applaudissements à l'arrastre
2. n°78 negro – applaudissements à l'arrastre
3. (rejoneo) n°16 negro – applaudissements à l'arrastre
4. n°92 negro salpicado – ovation à l'arrastre
5. n°91 negro meano – applaudissements à l'arrastre
Temps couvert avec quelques éclaircies (19 degrés) Durée : 1h55. Quasi plein. Président : Manolo Gloria. Retour de la tauromachie avec mise à mort à Villeneuve-de-Marsan après quelques années d'interruption. Novillada organisée par le Cercle Taurin Villeneuvois dans le cadre des fêtes locales, elle était prévue le Jeudi 17 Mai à 16h mais fut reportée à cause de la pluie.
(Photo : Thomas Dufau avec le noble premier)
Florent




