Le cru 2008 de Céret de Toros a été une réussite tout d'abord pour les organisateurs qui ont à chaque fois réalisé de belles entrées, le public est quant à lui sorti assez satisfait des trois courses et demi auxquelles il a pu assister. L'heure est maintenant pour moi au récit d'un bilan de cette feria, mais d'un côté assez personnel reflétant mon avis global.
Céret de Toros fêtait cette année sa 21ème édition, et 21 bêtes à cornes sont sorties en piste ! On a également pu voir 58 piques, pour moi, cette feria au pays de la cerise, c'était aussi trois superbes jaboneros de Prieto de la Cal qui ont été gaspillés à cause d'un type espagnol qui n'en avait que faire de reporter la course au lundi matin. Pour ces trois jours passés à Céret, j'ai pu de nouveau apprécier la Cobla Mil.lenaria, quatre ans après ma dernière venue, avec notamment Els Segadors avant le paseo et la Santa Espina à la mort du cinquième toro. De manière plus taurine, j'ai beaucoup aimé le Chano qui a salué deux fois après quatre paires de banderilles venues d'ailleurs. Mais j'ai également apprécié la présentation en piste de tous les toros de la feria, les bichos diminués au débarquement étant mis de côté. La corrida de Hernández Pla ne m'a pas déçu puisqu'elle a été intéressante de bout en bout malgré un dernier toro présentant une anomalie visuelle. Dans le jeu, j'ai aimé la novillada de Bucaré et la corrida d'Escolar. Pour les toreros, la présence du maestro Luis Francisco Esplá malgré son éternelle roublardise, Sergio Aguilar pour son honnêteté face au second Escolar et l'attitude guerrière de Rafaelillo le samedi à la piscine. David Mora a été assez vaillant même si il a complètement abandonné face au troisième toro du lundi. On pourra toujours discuter des deux vueltas al toro accordées, pour moi on a vu bien pire mais le plus important, ce sont les tercio de varas et les émotions offertes par Corsito et Mimoso. L'ambiance autour des arènes était également très bonne et j'ai passé de bons moments avec mes amis aficionados qui se reconnaîtront. Fernando Robleño et Alberto Lamelas m'ont assez déçu avec ce que j'avais pu voir par le passé, j'espère que ce n'est qu'une mauvaise passe. Par contre, la présence de Luis Vilches et de Christopher Fourcart m'a assez déplu même si leur passage était une obligation au regard du petit nombre de contrats qu'ils ont, c'était la seconde corrida de Vilches cette année et la première novillada de la temporada du jeune franco-sévillan. Mettre Christopher Fourcart face à une telle novillada, c'était savoir d'avance qu'il ne serait pas à la hauteur au vu de son métier, et je pense que le résultat aurait été le même si l'on avait mis un novillero sans picador à sa place, mais bien heureusement, il n'y a pas eu d'accident car cela aurait pu arriver si les Bucaré avaient été plus hostiles. Antonio Nazaré a été très bon techniquement mais il semble déjà connaître les ficelles du métier et la est le problème, car son toreo un peu lointain au quatrième novillo a berné pas mal de monde, par contre il a été rattrapé par la patrouille pour son vilain bajonazo. Les picadors m'ont fortement déçu et n'ont pour une écrasante majorité pas fait leur boulot, en particulier Olivier Riboulet et Manuel Montiel, ce dernier membre de la cuadrilla de Fernando Robleño sortant du ruedo avec un grand sourire aux lèvres malgré la bronca, dommage, car une petite amende, cela fait sûrement moins rire les sagouins. La célébration de la corrida du samedi provoquera longtemps des remous et l'attitude de Francis Manent de ne pas élever sa voix pour reporter la corrida est bien décevante, car on savait d'avance que l'on ne verrait qu'un simulacre de lidia dans des marécages. Pour en finir avec les points négatifs, je me dois aussi de dire que les puntilleros ont été globalement mauvais. Autre moment fort de « ma » feria, c'était le jeudi avec la visite des toros aux corrales, et particulièrement la rencontre avec Combilón porteur du numéro 23 et appartenant à la ganadería de Prieto de la Cal, une magnifique estampe qui aurait dû sortir en quatrième position le samedi et dont on ne saura jamais ce qu'il aurait fait en piste. A mon avis, ce toro sortait du lot de par sa présence (agenouillé sur la photo). Enfin, lundi 14 vers 20h30 la Feria s'est terminée, et le regard habituellement si sombre de Jean-Louis Fourquet s'est éclairci et son visage a laissé place à un sourire, signe de satisfaction. Alors peut-être à l'année prochaine mais surtout vive Céret de Toros !
Florent
Céret de Toros fêtait cette année sa 21ème édition, et 21 bêtes à cornes sont sorties en piste ! On a également pu voir 58 piques, pour moi, cette feria au pays de la cerise, c'était aussi trois superbes jaboneros de Prieto de la Cal qui ont été gaspillés à cause d'un type espagnol qui n'en avait que faire de reporter la course au lundi matin. Pour ces trois jours passés à Céret, j'ai pu de nouveau apprécier la Cobla Mil.lenaria, quatre ans après ma dernière venue, avec notamment Els Segadors avant le paseo et la Santa Espina à la mort du cinquième toro. De manière plus taurine, j'ai beaucoup aimé le Chano qui a salué deux fois après quatre paires de banderilles venues d'ailleurs. Mais j'ai également apprécié la présentation en piste de tous les toros de la feria, les bichos diminués au débarquement étant mis de côté. La corrida de Hernández Pla ne m'a pas déçu puisqu'elle a été intéressante de bout en bout malgré un dernier toro présentant une anomalie visuelle. Dans le jeu, j'ai aimé la novillada de Bucaré et la corrida d'Escolar. Pour les toreros, la présence du maestro Luis Francisco Esplá malgré son éternelle roublardise, Sergio Aguilar pour son honnêteté face au second Escolar et l'attitude guerrière de Rafaelillo le samedi à la piscine. David Mora a été assez vaillant même si il a complètement abandonné face au troisième toro du lundi. On pourra toujours discuter des deux vueltas al toro accordées, pour moi on a vu bien pire mais le plus important, ce sont les tercio de varas et les émotions offertes par Corsito et Mimoso. L'ambiance autour des arènes était également très bonne et j'ai passé de bons moments avec mes amis aficionados qui se reconnaîtront. Fernando Robleño et Alberto Lamelas m'ont assez déçu avec ce que j'avais pu voir par le passé, j'espère que ce n'est qu'une mauvaise passe. Par contre, la présence de Luis Vilches et de Christopher Fourcart m'a assez déplu même si leur passage était une obligation au regard du petit nombre de contrats qu'ils ont, c'était la seconde corrida de Vilches cette année et la première novillada de la temporada du jeune franco-sévillan. Mettre Christopher Fourcart face à une telle novillada, c'était savoir d'avance qu'il ne serait pas à la hauteur au vu de son métier, et je pense que le résultat aurait été le même si l'on avait mis un novillero sans picador à sa place, mais bien heureusement, il n'y a pas eu d'accident car cela aurait pu arriver si les Bucaré avaient été plus hostiles. Antonio Nazaré a été très bon techniquement mais il semble déjà connaître les ficelles du métier et la est le problème, car son toreo un peu lointain au quatrième novillo a berné pas mal de monde, par contre il a été rattrapé par la patrouille pour son vilain bajonazo. Les picadors m'ont fortement déçu et n'ont pour une écrasante majorité pas fait leur boulot, en particulier Olivier Riboulet et Manuel Montiel, ce dernier membre de la cuadrilla de Fernando Robleño sortant du ruedo avec un grand sourire aux lèvres malgré la bronca, dommage, car une petite amende, cela fait sûrement moins rire les sagouins. La célébration de la corrida du samedi provoquera longtemps des remous et l'attitude de Francis Manent de ne pas élever sa voix pour reporter la corrida est bien décevante, car on savait d'avance que l'on ne verrait qu'un simulacre de lidia dans des marécages. Pour en finir avec les points négatifs, je me dois aussi de dire que les puntilleros ont été globalement mauvais. Autre moment fort de « ma » feria, c'était le jeudi avec la visite des toros aux corrales, et particulièrement la rencontre avec Combilón porteur du numéro 23 et appartenant à la ganadería de Prieto de la Cal, une magnifique estampe qui aurait dû sortir en quatrième position le samedi et dont on ne saura jamais ce qu'il aurait fait en piste. A mon avis, ce toro sortait du lot de par sa présence (agenouillé sur la photo). Enfin, lundi 14 vers 20h30 la Feria s'est terminée, et le regard habituellement si sombre de Jean-Louis Fourquet s'est éclairci et son visage a laissé place à un sourire, signe de satisfaction. Alors peut-être à l'année prochaine mais surtout vive Céret de Toros !
Florent




